


Il y a exactement 221 jours, le ministre des finances de la RDC a lancé l’idée intéressante de traquer ceux qui font commerce de la fuite de nos capitaux vers l’extérieur par le biais des primes d’assurances en rappelant les dispositions pertinentes de l’article 286 du code des assurances congolais qui stipule la nécessité, sauf dérogation particulière, de s’acquitter des primes d’assurances localement.
En 1966, soit seulement quelques mois après le coup d’état militaire de 1965, le président Mobutu charge un brillant juriste, alors inconnu du grand public et que Mobutu lui-même avait croisé quelques mois auparavant comme avocat saisi d’office au procès de la Mutinerie du camps KOKOLO, de réfléchir à la manière de rendre efficace la SONAS, qui selon le nouveau pouvoir ne mobilise pas suffisamment de ressources pour le développement du jeune état indépendant du Congo.
En effet, force est de constater qu’en ne jouant pas son rôle de régulateur, donc de contrôleur du marché congolais des assurances, l’ARCA (Autorité de Régulation Congolaise des Assurances) ne protège pas les assurés congolais.
Le marché des assurances de la RDC confond depuis ses débuts vitesse et
précipitation.



